Les Chiens

QU’EST-CE QU’UN CHIEN ?

Le chien ? C’est le meilleur ami de l’homme, il est loyal, fidèle, gentil, dévoué, prêt à tout pour faire plaisir à son maître… ?

Bien sûr le chien -bien éduqué et équilibré- est tout ça…mais il reste avant tout un animal, descendant direct du loup, guidé par des codes et un langage spécifique à son espèce.

A nous de le comprendre afin de vivre en harmonie avec lui.

Un animal de meute

N’oublions jamais que le chien est avant tout un animal de meute, descendant direct du loup, et cela est valable du chihuahua au dogue allemand.
Comme dans une meute de loups, cela implique que le chien a avant tout besoin d’une hiérarchie bien définie dans sa vie de tous les jours et en l’occurrence cela sera -dans la plupart des cas- son maître qui tiendra le rôle de chef de meute.
Etre un chef de meute ne veut pas dire être méchant ou brutal avec son chien, loin de là. Un chef de meute est avant tout quelqu’un de juste et de constant, quelqu’un en qui le chien doit pouvoir avoir une totale confiance.

C’est pourquoi il est important de fixer des règles et des limites à votre chien, et ce dès son arrivée dans votre foyer, qu’il soit encore chiot ou qu’il s’agisse d’un chien déjà adulte. Ses règles et limites devront être appliquées par toute la famille !
Ne vous laisser pas attendrir par le chiot qui vous regarde avec ses yeux implorants…les bêtises que vous lui passerez chiot, vous aurez du mal à lui interdire une fois adulte !
Il n’y a pas de règles fixes ou de choses à interdire obligatoirement à votre chien, c’est à vous de décider ce que vous acceptez et ce que vous trouvez intolérable. Le plus important est de s’y tenir.

Le comportement

Certains chiens ont un comportement qui nous fait croire qu’ils ont l’esprit de contradiction. Ils transgressent les interdits, refusent d’obéir, n’en font qu’à leur tête…pourquoi ?
Cette indiscipline peut être due à une mauvaise sociabilisation et le plus souvent à des erreurs d’éducation.

Par exemple, un chien très gentil et sage à la maison peut se transformer en un véritable « chien de trait » dès qu’il est dehors pour la promenade et ses maîtres sont bien impuissants à le retenir. De même, lorsque le chien est lâché, il fait la sourde oreille au rappel et ne revient que lorsqu’il a assez couru !

Malheureusement, beaucoup de maîtres sont confrontés à ce type de situations, non seulement très désagréables, mais qui peuvent également s’avérer dangereuses pour le chien !
C’est en effet très souvent lors des sorties que la majorité des chiens ont tendance à être indisciplinés. L’excitation de la promenade, la joie de courir à en perdre haleine, les sollicitations de l’environnement, la rencontre de congénères y sont certainement pour quelque chose dans ce comportement.
L’effet de groupe peut également favoriser la désobéissance…lorsqu’un chien part en courant et refuse de répondre au rappel, les autres chiens présents à ce moment en feront de même et les maîtres peuvent s’égosiller à les rappeler…en vain.

Autre type de comportement, le chien qui brave tous les interdits dès que le maître a le dos tourné : il vole de la nourriture, grimpe sur les canapés, profite de la présence d’un invité pour quémander à table et refuser d’aller dans son panier.
Le chien, très malin, comprend très vite que lorsque son maître est occupé à autre chose ou s’occupe d’invités, il fait moins attention à lui.
Le chien est constamment en train de nous tester et de nous observer. Pour arriver à ses fins, c’est-à-dire de prendre la place du chef de meute, il va attendre le moment favorable, celui ou le maître ne fait pas attention à lui car occupé ailleurs. Le chien va alors en profiter pour faire ce qui lui est interdit et il s’octroie ainsi une série de petites victoires qui lui permettront de se glisser insidieusement à la place du chef de meute.

Autre exemple, un chien monte sur le canapé dès que son maître a le dos tourné, mais en redescend plus ou moins vite sur son ordre, pour y remonter la première occasion…le chien est capable de répéter ce manège à l’infini…jusqu’à ce que le maître se lasse et ne dise plus rien.
Le chien est alors conforté par son succès et va essayer de gagner un autre « combat », comme quémander à table par exemple. Le maître le chasse, le chien revient à la charge et à nouveau, au bout de quelque fois, le maître ne réagit plus et ainsi le chien gagne sa place de chef de meute à l’usure !

Les chiens n’ont pas tous les mêmes comportements. Un chien peut tout à fait adopter une attitude soumise en se mettant sur le dos, en gémissant pour obtenir quelque chose. Un autre peut au contraire adopter une attitude de dominant en grognant et en montrant les dents. Dans les deux cas en général le chien obtient alors ce qu’il veut.

Le plus important est de ne jamais laisser l’initiative au chien, ne le laissez pas prendre des décisions à votre place. Il veut des câlins ? C’est à vous de l’appeler pour lui faire des caresses.
En promenade, votre chien tire pour aller à gauche ? Allez dans la direction opposée !
Votre chien n’obéit que si vous lui faites miroiter une friandise ? N’oubliez pas que la friandise est faite soit pour faire comprendre un exercice au chien soit pour le féliciter. Donc une fois que vous êtes sûr que votre chien connaît l’exercice en question, exigez qu’il le fasse sans l’aide d’une friandise.
Exemple : vous demander à votre chien de se coucher, il s’exécute et vous lui donner une friandise. Le chien se relève, vous le corrigez, le remettez couché et le récompensez à nouveau par une friandise.
Le chien comprend alors très vite que dès qu’il se lève, vous allez lui demander de se coucher à nouveau et qu’il obtiendra une nouvelle friandise.

Pourquoi le chien désobéit ?

Les causes de désobéissance peuvent remonter aux premières semaines de vie du chien.
Un chiot qui, retiré trop tôt de la portée, n’a pas pu bénéficier des interdits maternels, ou si pendant la période de sociabilisation (7-8 semaines) le chiot n’a pas eu suffisamment de contact avec l’homme, il risque d’être difficile à éduquer.

A deux mois, le chiot peut tout à fait apprendre le BA-Ba de l’obéissance, par des ordres brefs et sans réplique qui freineront tout de suite des éventuelles envie de domination.
Il comprendra ainsi rapidement qui est le chef de meute.

Un chien qui désobéit ne le fait pas gratuitement ou pour « embêter » son maître, comme encore beaucoup le pensent. Ce comportement est révélateur d’un état d’insécurité du chien. Le chien, en tant qu’animal de meute a besoin de savoir quel est son rôle et sa position au sein de cette meute, de sa famille. S’il n’est pas confronté à un maître capable d’imposer son autorité, il va essayer de prendre la place de ce chef qu’il estime défaillant. D’où son refus d’obéir.

Trop souvent, se sont les chiens « humanisés », ceux qui prennent la place d’un enfant ou d’une personne chère disparue et à qui l’on passe tous les , qui ont toutes les chances de se prendre tôt ou tard pour le chef de meute.
Ils profitent de leur position de chouchou de la famille pour imposer leur volonté et faire tout ce dont ils ont envie, quand ils en ont envie.
Ils dorment sur le lit, refusent de descendre du canapé, choisissent leur route lors de la promenade, ne reviennent pas lors du rappel et peuvent se montrer agressif lorsque le maître veut les contrarier et peuvent aller jusqu’à mordre.

Il n’est pas impossible de remettre le chien « dans le droite chemin ». Mais il faudra beaucoup de patience, de fermeté et d’autorité pour y parvenir.

Malheureusement, beaucoup de gens baissent les bras face au chien désobéissant, au risque de voir la situation s’aggraver.

L’éducation

Un chiot qui a été éduqué dès son plus jeune âge, qui a compris les ordres de base tels que « assis », « couché », « retour » et « non » et qui a été rappelé à l’ordre à chaque fois qu’il a tenté de désobéir a toutes les chances d’être discipliné toute sa vie.

Il peut, au moment de la puberté, tenter de prendre la place de chef de meute. Il faut alors le remettre à sa place et contrer toutes ses tentatives pour prendre les initiatives et s’imposer.

Mais rien n’est pour autant définitivement acquis ! Le chien ne dépasse pas l’âge mental d’un enfant de 3 ans. Il doit donc constamment être surveillé, rappelé à l’ordre et encouragé, sans quoi il tirerait profit de la moindre défaillance de son maître.

Et cela arrive hélas souvent. Les maîtres, en général par manque de temps, se montrent trop laxistes, ou ne savent pas communiquer avec leur chien. Lorsque vous exigez quelque chose de votre chien, utilisez toujours les mêmes mots, brefs et fermes. Ne dites pas une fois « viens ici » une autre fois « retour » et encore une autre fois « ici ». Sinon, votre chien sera désorienté et aura du mal à comprendre ce que vous lui demandez.
Le chien est également très attentif aux gestes. Le même geste accompagnant toujours le même ordre peut lui faciliter l’apprentissage.

Lors de la phase d’apprentissage, usez largement de la récompense, soyez patient et montrez votre satisfaction sans retenue ! Jouez également avec votre chien; non seulement c’est une excellente récompense mais cela conforte également votre position de chef. Si vous arrêtez simplement le jeu dès que le chien ne veut pas vous rendre le jouet, celui-ci comprendra vite que c’est n’est pas à lui de prendre les initiatives.

Quant à la punition, elle est utile dès que le chien tente de vous désobéir. A condition bien sûr de le prendre sur le fait !
Si votre chien est par exemple en train de ronger un pied de meuble, dites-lui « non » fermement et envoyez-lui un jet d’eau (à l’aide d’un spray) sur la truffe.
Vous pouvez également l’attraper par la peau du cou, le secouer et le gronder en le renvoyant ensuite à sa place.
Pensez aussi que l’ignorance est la pire des punitions pour un chien. S’il a fait une bêtise, grondez-le et enfermez-le un moment dans une autre pièce.
C’est au maître de déterminer quelle punition convient le mieux à son chien.

Dans tous les cas, il faut éviter les hurlements qui ne font que stresser le chien ainsi que les coups qui vont déstabiliser le chien et qui pourraient le rendre mordeur.

Votre chien doit être corrigé à chaque fois que cela est nécessaire et pas seulement occasionnellement. Si vous corrigez votre chien seulement de temps en temps pour la même bêtise, ou alors trop longtemps après les faits, le chien ne comprend pas, et la punition est alors totalement inutile.

Votre chien doit comprendre pourquoi il est puni, faute de quoi il n’a aucune chance de faire juste la prochaine fois.

Il n’est pas aisé de reprendre un chien qui a pris l’habitude de n’en faire qu’à sa tête et de désobéir. Il faut user de beaucoup de patience.
On commence par ignorer la conduite indésirable et on tente d’orienter le chien vers autre chose.
C’est pourquoi on évite de donner un ordre si on pense que le chien ne va pas obéir, de même on ne met pas le chien dans une situation ou il va faire exactement l’inverse de ce qu’on lui demande.
Si par exemple le chien joue assidûment avec des congénères, il est inutile de tenter de la rappeler à ce moment. Attendez que le jeu se calme.

Exemple : pour apprendre le rappel au chien, on le lâche dans une grande cour close au début, et non dans un endroit ou beaucoup de sollicitations pourraient détourner son attention.
Mettez le chien en longue et prenez un jouet ou une friandise. Utilisez la longue pour l’inciter à revenir vers vous dès que vous le rappelez. A chaque fois qu’il obéit, récompensez-le chaleureusement et jouez avec lui. Ainsi le chien assimilera le retour vers vous à quelque chose d’agréable.

Ne le remettez pas en laisse pour rentrer à la maison après chaque rappel ! Au contraire, rappelez-le, récompensez-le et laissez-le repartir jouer. Ainsi le chien ne saura pas quand vous le rappelez pour rentrer ou quand vous le rappelez juste pour exercer le rappel.

Si lorsque vous lâchez votre chien, celui-ci ne revient toujours pas, il ne sert à rien de s’énerver et de crier. Au contraire le chien se dirait qu’il va être mal accueilli et reviendrait donc encore moins ! Prenez une voix enjouée et si nécessaire accroupissez vous, comme pour inviter le chien au jeu.
S’il persiste à ne pas revenir, partez rapidement dans le sens inverse au chien…en général, celui-ci, étonné par cette attitude et inquiet de voir son maître partir sans lui, vous rejoindra rapidement.

Dans tous les cas et même si votre chien s’est fait désirer pendant un long moment, accueillez et récompensez-le chaleureusement !

La sociabilisation

Dans sa vie de tous les jours, votre chien sera confronté à toutes sortes de choses…des personnes, des autres chiens, des autres animaux, des bruits de toutes sortes…pensez-y !
Penser qu’il faut protéger votre chiot de l’extérieur est une grave erreur…qui se répercutera sur le chien une fois adulte. Résultat, un chien non sociabilisé, peureux, anxieux voir agressif ! Et donc invivable…
D’où l’importance d’une excellente sociabilisation du chien à son futur environnement.

Amener son chiot dans les classes chiot dès son plus jeune âge, en tout cas dès les vaccins obligatoire effectués est une excellente chose. Le chiot peut s’ébattre, jouer, se bagarrer avec des autres chiots de son âge…il apprend le « langage » des chiens, tous les codes inhérents à sa race et ceci lui sera très utile pour sa vie d’adulte.
Un chien mal sociabilisé est ensuite souvent un chien peureux ou agressif avec ses congénères. Pour la simple raison qu’il ne les comprend pas vu qu’il n’y a jamais été confronté.
Pensez également à emmener votre chiot avec vous à un maximum d’endroits, afin qu’il puisse s’habituer à tous les bruits possibles, qu’il rencontre des tas de gens et qu’il soit un chien bien dans sa peau et confiant une fois adulte.

Pour que le chien reste toujours le meilleur ami de l’homme, essayons de le comprendre et de nous faire comprendre par lui !
Trop de chiens finissent encore au bord de la route, à la SPA ou au pire chez le vétérinaire…Des chiens à problèmes, méchants, agressifs, des chiens pas propre, qui cassent tout à la maison, qui aboient sans arrêt…

La grande majorité de ces chiens n’ont en réalité aucun problème. Leur seul tort fut de n’avoir pas été compris par un maître incapable d’imposer son autorité.